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Quand la ville dort
Quand la ville dort
Quand la ville dort, qu'elle a laissé ses pierres s'assombrir
Y a plus personne pour entendre ni lire entre les soupirs
De celui qui dort
Ou qui essaie si fort
Même si la ville dort, elle a encore quelques soubresauts d'éveil
Elle veille sur toi qui n'arrives pas à trouver le sommeil
Quand la ville dort, certains s'éveillent pour assumer
Ironie du sort, d'autres veillent pour ne plus rêver
De ce qui les hante tant toute la journée
Rester tout seul éveillé
Quand la ville dort
Quand la ville dort
Tout semble mort, ce que tu entends, c'est ton coeur qui bat
Tous ces efforts, ce que tu ressens, c'est de l'effroi…
Tu ne dors pas encore
Si le silence est d'Or, il est d'enfer pour tes nuits de vermeille
Il pèse sur toi qui n'arrives pas à trouver le sommeil
Quand la ville dort, certains s'éveillent pour assumer
Ironie du sort, d'autres veillent pour ne plus rêver
De ce qui les hante tant toute la journée
Rester tout seul éveillé
Quand la ville dort, certains s'éveillent pour assumer
Ironie du sort, d'autres veillent pour ne plus rêver
De ce qui les hante tant toute la journée
Rester tout seul éveillé
Quand la ville dort
© Bénedicte Ryhon
Me souvenir des bons moments,
Pas m'endormir complètement
Me souvenir, nos tremblements, …nos esquisses
Pas de semblant, les yeux trahissent
Attirer l'autre dans nos filets Le temps que nos toiles se tissent, …nous sommes complices…
Me souvenir, un regard, un frisson, le plaisir, … à chaque fois
Et même si pas d'accord avec toi … je n'oublie pas
Me souvenir, un rire, un endroit, le plaisir, … à chaque fois
Et même si sans toi, parfois, … je n'oublie pas
Tes paumes en attente, ton odeur enivrante
A chaque pas, chaque passage …pas sage devant moi
La chaleur de tes mots, le parfum de tes phrases
Ce je-ne-sais-quoi qui leur donne …un goût d'extase
L'éclat de ta peau qui m' « est fleur »
Irradie le bout de mes lèvres … jusqu'à ma sève
Susurrer, te laisser entendre,
« Tu m'dis, tu m'parles, tu m'racontes ? »… tel un conte
Me souvenir, un regard, un frisson, le plaisir, … à chaque fois
Et même si pas d'accord avec toi … je n'oublie pas
Me souvenir, un rire, un endroit, le plaisir, … à chaque fois
Et même si sans toi, parfois, … je n'oublie pas
Me souvenir pour mieux t'aimer
Pour maintenant et à … jamais …
© Bénedicte Ryhon
J'ai pas compris
Que c'qui manquait
C'était pas l'temps
Mais c'que j'en faisais
J'ai pas compris
Que c'qui comptais
C'était pas l'prix
Plutôt l'effet
J'ai pas compris
Qu'le mot « parfait »
Ne rimait pas
Avec Humain
Ce que je vis
Pas un pari sur le lendemain
Ce qu'il y a ici
C'est aujourd'hui et pas demain
Et c'est bien beau
D'mettre de côté
Même ses obsèques,
Les préparer
Et c'est bien beau
Ces couvertures
Sur mon toit,
Ma vie, ma voiture
Vont-elles me loger au 7ème ?
Retirer tous les pics des coeurs ?
M'assurer de rester indemne ?
M'éviter de partir avant l'heure ?
Non, alors je m'dis
Ce que je vis
Pas un pari sur le lendemain
Ce qu'il y a ici
C'est aujourd'hui et pas demain
Et tant pis si demain il pleut
Tant pis si j' me sentirai vieux
Tant pis si demain les fleurs fanent J'aurai vu le soleil briller…
© Bénedicte Ryhon
Je t'imagine dans les bras d'une femme
Sous ta robe divine, ton cœur s'enflamme
Cette douceur qui t'envahit
Mais cette petite voix qui te dit :
Oublie-toi, fais pas ça, oublie-toi, pas le droit…
C'est interdit !
Mais qui l'a dit ?!
Je t'imagine de l'autre côté de la scène
Serrant sa main, te donnant tout à elle
Au nom de qui te privent-ils de ce vœu ?
D'être un Homme, pourtant c'est pas Dieu qui a dit :
Oublie-toi, fais pas ça, oublie-toi, pas le droit…
C'est interdit !
Mais qui l'a dit ?!
Je t'imagine penché sur le fruit de ta chair
Oh quel bonheur ! au-delà de toutes tes prières
Mais ils croient en l'immaculée conception
Et ils en oublient ce qu'ils sont, et se disent :
Oublie-toi, fais pas ça, oublie-toi, pas le droit…
C'est interdit !
Mais qui l'a dit ?!
© Bénedicte Ryhon
